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La tentation de l'ange.

Une femme assiste, impuissante, aux ébats torrides de sa petite amie. Celle-ci, jusqu'ici sage et réservée, son ange idolâtré, s'est laissée entraîner par une voisine dans une spirale aussi dangereuse que débridée, et se découvrira, après une farouche résistance, d'insatiables aptitudes sexuelles. Remise en question et terrible constat de défaite pour son amante qui, brisée et anéantie, ayant toujours privilégiée les relations platoniques, en sera réduite à observer la longue et vertigineuse débauche d'une femme qu'elle croyait si bien connaître…

C'est étrange comme le destin peut vous jouer des tours, vous prendre comme bouc émissaire et s'amuser à chambouler votre vie de façon si cruelle. Tout me souriait, une vie heureuse et sereine, un boulot passionnant, une amante adorable, et en si peu de temps tout vient de s'écrouler. Assister à ma propre chute sans me battre me semble logique, un juste châtiment, le prix à payer pour des années d'égoïsme, de boulot acharné, de course à la promotion, et tout cela aux dépens de ma vie amoureuse .. Anéantie, je me traîne pitoyablement comme une âme en peine, abandonnant toute dignité. Qui s'en préoccupe maintenant ? C'est avant que j'aurais dû réagir, m'inquiéter ou sentir venir le danger, et tout faire pour que cela n'arrive jamais. Aujourd'hui, il est trop tard, j'ai tout perdu. De la culpabilité, de l'amertume, du désespoir, c'est un mélange perfide de tout ça qui me laisse sans force. Quel nom donner à ce trou béant qui vient de s'emparer de tout mon être ? Je ne sais pas, mais j'en connais par contre le résultat final, une horrible vérité que je ne suis toujours pas prête à affronter. Je traverse le salon d'un pas chancelant, sur des jambes lourdes qui ont du mal à me guider, comme si elles appartenaient à quelqu'un d'autre. J'ai la désagréable impression d'être une marionnette manipulée par une volonté pleine de bonnes intentions, mais manquant réellement d'expérience dans son art. Je me fais violence pour sortir de cet état végétatif dans lequel je sombre lamentablement, fonçant sur ma télévision d'une démarche un peu plus assurée. Ma décision est prise. Je dois connaître la vérité, même si le mal est déjà fait. Le seul moyen d'en être sûr est de visionner ce foutu film. Là, j'en aurai enfin le cœur net, le triste dénouement d'une sombre histoire. Tant de folies qui me paraissent incompréhensibles, qui ont pris ici des proportions démesurées. C'est ce matin de fin d'été que tout s'achève, et l'appréhension de ce que je vais voir me fait encore hésiter. La vérité me flanque la frousse, je ne peux le nier, mais j'éprouve la sensation encore plus forte et plus insidieuse de satisfaire une curiosité presque malsaine.

" Ne regarde pas, fous le camp d'ici !"
Mais au lieu d'écouter cette voix, voilà que je me penche sur le côté de l'écran, à l'endroit où sont regroupées toutes sortes d'entrées et sorties audio- vidéo. Je dois m'y reprendre à trois fois avant de faire les bons branchements, ne sachant pas trop comment relier le camescope à mon téléviseur. J'y parviens, appuie sur la lecture. Je m'installe nerveusement sur mon canapé, gardant d'abord les yeux fixés sur la table basse, là où sont posés un verre et une bouteille de Martini. Un petit remontant dont je vais bien avoir besoin… J'évite le papier qui traîne à côté, avec ce message immonde qui vient de me frapper en plein figure, que je viens de lire il y'a deux minutes: " Ta copine m'appartient, elle est à moi maintenant, et en voici la preuve. Signé, Laure." Pour l'instant, je ne peux me résoudre à regarder l'écran. Je ferme les yeux, retiens mon souffle, rouvre les yeux en levant la tête. Je laisse échapper l'air de mes poumons, avec le sentiment de fondre sur place en affrontant les premières images. Ce n'est pas un camescope numérique, la qualité s'en ressent péniblement. Une image affreuse, des couleurs qui bavent, avec des défauts de granulations et de contrastes dans les scènes sombres qui accentuent le côté glauque et réaliste du film amateur. Je distingue un enchevêtrement de corps nus, de membres entrelacés, de seins et de pubis qui apparaissent dans un flou qui n'a rien d'artistique, et pendant un long moment il m'est impossible de reconnaître qui que ce soit. L'image tremblante se perd d'un coup vers le plafond, si haut qu'il en est invisible dans les ténèbres, puis redescend le long de pierres dures et lisses, couleur grenat, faiblement éclairées par quelques torches qui brûlent dans des niches creusées dans la paroi.

Les murs sont à peine décorés de tissus perlés et de rares sculptures en cire, comme ces visages de femmes aux traits figés dans un masque de luxure, abaissant leurs regards torves vers le sol. Leurs têtes coupées forment une rangée superposée, inclinées dans un angle grotesque, ce qui ne les rend que plus sinistres. De toute façon, tout semble lugubre et macabre, un décor gothique assez effrayant, renforcé par l'architecture imposante, écrasante même. Mais le décor me semble vite anodin lorsque l'image descend et se fixe sur une dizaine de lits immenses, recouverts de lin, posés dans le même alignement à distance égale. Le camescope va rapidement de l'un à l'autre, comme cherchant quelqu'un, et ce à une telle vitesse que je ne distingue plus rien. Enfin, l'image s'arrête sur un lit et n'y bouge plus. Un zoom plus précis se fixe sur les personnes qui s'y ébattent joyeusement dans une mélodie de soupirs extasiés. La chevelure flamboyante de Laure étincelle un instant dans ce mélange de chairs impudiques, mais pas son visage qui reste enfoncé dans la fourche d'une cuisse féminine. En voilà une qui passe du bon temps, mais sa présence n'a rien de surprenant, je m'y attendais. Le décor est maintenant planté. On est là en pleine soirée échangiste, dans un pseudo temple dédié aux plaisirs de la chair, pour de longues nuits de débauche. Ici, les clientes se livrent à toutes sortes de perversions, parodiant quelques cérémonies antiques et obscènes, au cours d'orgies interminables. Les grands lits occupés par des femmes qui gémissent et se tordent les unes sur les autres me donnent raison à cent pour cent. Mon cœur se serre d'angoisse lorsque l'image plonge soudainement au cœur même de l'action, où toutes ces peaux luisantes qui s'emmêlent me font penser à l'étreinte sinueuse des serpents, un fouillis à la fois immonde et voluptueux. Imaginer Mélanie dedans me procure une excitation si vive et si inadmissible que je la chasse aussitôt. Honteuse, je m'accroche à l'espoir de ne pas la trouver là-dedans, mais je n'y crois pas trop. A quoi bon alors ce message et cette cassette qui l'accompagnait. L'attente me devient insupportable, et je ne peux m'empêcher pendant ce temps de laisser dériver mon esprit en arrière. Au début, il n'y a que les ténèbres, puis la confusion, avec l'impression de vivre simultanément dans le passé et le présent. Quelques détails se gravent enfin avec une précision redoutable, revenant souvent à cette fois où l’on a croisé Laure dans le couloir de l'immeuble, alors qu'elle venait d'emménager. Elle nous a fait un effet immédiat, et apparemment beaucoup plus à Mélanie, ce que je n'aurais jamais soupçonné. Laure est une femme qui impressionne, qui en jette. Grande, sportive, elle a cette énergie et cette décontraction de celles qui sont bien dans leur tête et bien dans leur peau, et à l'aise en toutes circonstances. Même vêtue d'un survêtement, son habit préféré, elle dégage un sex-apple et une sensualité débordante, avec un naturel désarmant. Son beau visage ajoute encore du charme, elle n'a rien à jeter : yeux en amande, grande bouche pulpeuse, nez aquilin, fossettes expressives qui accentuent son côté espiègle et rieur. Son look rebelle ajoute encore du piquant : cheveux d'un rouge agressif, piercing au sourcil droit, tatouage d'un ange sur l'épaule gauche, elle affiche ainsi un tempérament de femme libre et anticonformiste. Bref, tout le contraire de Mélanie, qui est plutôt classique, un peu BCBG, timide et discrète en toutes circonstances, et qui ne fera jamais rien pour se démarquer. Et, contre toute attente, malgré leurs différences, le courant est très bien passé, un peu trop même…

Et moi, stupide et aveugle, je n'ai rien vu, trop préoccupée par ce poste de rédactrice en chef que je souhaitais absolument obtenir, travaillant jour et nuit, sans relâche, délaissant complètement ma petite chérie. Certes, notre vie amoureuse n'était déjà pas au beau fixe ces derniers temps, nous étions enlisé dans le triste refrain boulot dodo, mais comment faire autrement lorsque le couple travaille beaucoup trop chacun de son côté, avec très peu de temps libre et de loisirs ? Bon, je n'essaie pas de me trouver des circonstances atténuantes, cela n'excuse pas tout, mais cette vie active ne facilite pas l'intimité ou le dialogue. J'aurais dû avoir la puce à l'oreille lorsque Mélanie s'est montrée plus indépendante, plus émancipée, subissant l'influence néfaste de la voisine, sans que je m'en rende compte réellement. Et, de même, j'aurais dû avoir plus tôt des soupçons sur les orientations sexuelles de Laure, qui ne recevait que des filles. On peut dire que ça défilait chez elle, rien que des filles de tout genre et toutes nationalités, dont cette immense et sculpturale noire, Daphné, que je n'ai jamais aimée. Elle avait ce petit air moqueur et condescendant qui veut vous rabaisser, celle-là je ne pouvais pas me l'encadrer ! Laure, elle, était plus avenante, même si elle me donnait l'impression de se forcer un peu, pour mieux me tromper sans doute, pour que je ne me braque pas contre elle et interdise catégoriquement Mélanie de la voir. J'aurais dû également deviner ses intentions rien qu'à sa façon de la regarder, comme si elle voulait la manger à la petite cuiller ! Comme j'ai été stupide ! J'ai atteint le sommet de la bêtise humaine en laissant Mélanie seule durant toute une semaine. Je n’avais pas trop le choix, ce foutu séminaire à Toulon m’avait été imposé par le patron, mais j’aurais dû quand même refuser. L’abandonner si longtemps fut la plus grosse erreur de ma vie. Et j’avais tellement confiance, croyant en l’amour indéfectible et absolu. Comme je fus naïve aussi ! C'est cette fameuse semaine qu'il s'est passé quelques chose, car elle fût ensuite différente. Oui, plus aucun doute alors que j'y repense, le changement radical s'est opéré à partir de cet instant là. Depuis, elle se montre distante, absente, perdue dans ses rêves, délaissant le ménage et ses petites manies domestiques, fuyant ma présence le peu de fois où l'on se voit… Je ne sais pas ce qui lui est arrivé cette semaine-là, mais je crois que je vais bientôt le savoir, et certainement le regretter. Je reporte mon attention sur la télé, me concentrant sur les images qui se font plus nettes, dans un plan plus général. Enfin, tout m'apparaît clairement. Aucune trace de Mélanie, et je me sens soulagée, avec l'infime espoir que je me suis inquiétée pour rien. Sur le lit, quatre femmes font l'amour : Laure, Daphné dont la peau noire contraste violemment sur celles de ses compagnes, et deux autres que je ne connais pas. La scène est éclairée plus distinctement par un chandelier à sept branches, aux lueurs blafardes. Un mouvement brusque me signale qu'il va y' avoir du changement. Les deux femmes inconnues bousculent sur le côté, toujours étroitement enlacées, libérant ainsi Laure et Daphné qui en profitent pour sortir du lit. Laure s'étire avec une grâce féline tout en regardant fixement la personne qui filme, une femme sans aucun doute. Les yeux de Laure sont des fentes brûlantes, et c'est comme si elle me voyait à travers l'objectif. Je repousse ce sentiment absurde. Etrangement, elle a gardé son pantalon, un jean de couleur noire qui est à moitié déboutonné, et elle en est encore plus sexy. Elle détourne les yeux, inspectant les lieux avant de diriger son regard dans la même direction que Daphné, droit devant. Cette dernière se passe souvent la langue sur les lèvres, avec des hochements de tête approbateurs. Je ne sais pas ce qu'elles lorgnent ainsi, mais cela a l'air de leur plaire drôlement. Elles se dirigent ensemble vers un escalier de pierre qui s'enfonce dans la pénombre. Le camescope suit maladroitement leur progression, faisant en même temps un plan serré. Une magnifique silhouette, silencieuse et immobile, s'encadre dans le champ de vision. Je la reconnais tout de suite : Mélanie. Mon cœur ne fait qu'un bond.

-" Oh, non…"

Je sens monter en moi une panique irraisonnée. Evidemment, je m'en doutais, mais jusqu'au bout j'osais croire le contraire, avec l'entêtement de celle qui refuse la vérité. Cela risque de modifier à jamais ma façon de vivre, m'obliger à réaliser que l'amour peut engendrer bien des folies et des aberrations, si loin de mes principes et de ce bon sens auquel j'ai toujours crû … Même si ce n'est que justice d'en faire cruellement les frais, j'aimerai avoir une deuxième chance, réparer mes erreurs, tout recommencer à zéro. J'ai envie de crier, tout arrêter, avertir Mélanie, la mettre en garde et lui ordonner de s'enfuir le plus loin possible de cet endroit décadent où l'attendent les pires sévices. Je parviens à me maîtriser, cette réaction est aussi puérile que stupide, je connais le résultat final et mon inquiétude n'y pourra rien changer. Mélanie, comme inconsciente du danger qui la guette, ne bouge toujours pas. Sa présence à quelque chose d'irréel, de choquant. Elle n'a pas sa place ici, elle paraît si fragile, si innocente. Sa beauté ingénue illumine à elle seule la vaste pièce, et même l'image granuleuse de la vidéo qui se fige sur elle ne peut l'enlaidir. Elle est toute de noire vêtue, pas longtemps puisque Laure entreprend de la déshabiller aussitôt, mais lentement, savourant chaque instant où elle la met à nue. Mélanie est figée, la respiration haletante, se laissant faire mais crispant tout de même ses mains sur son pantalon alors que celui-ci glisse à ses pieds. Elle ne réussit qu’à retenir son slip qui commençait à descendre avec. Elle s’y accroche désespérément, poussant un petit râle de protestation. Laure n’insiste pas, enlacée par Daphné qui se colle dans son dos, lui caresse les bras, comme pour lui communiquer son excitation, une excitation qui n’a fait que croître en assistant à ce délicieux spectacle. Maintenant, elles la dévorent du regard, comme deux lionnes se délectant d’un mets de choix dont elles vont profiter savamment. Mélanie en reste pétrifiée. Elle est juste vêtue de son petit slip en soie, de couleur grise, et je devine dessous l'ombre du pubis qui se dessine. Je me surprends encore à admirer la délicatesse de sa gorge offerte, la douceur satinée des épaules nues, la finesse de sa taille élancée, le galbe parfait de ses petits seins. Comme elle est belle et désirable ! Mélanie, Mélanie…

Mon seul et unique amour, la femme de mes rêves, mon ange… Déjà cinq ans que l’on vit ensemble, et j’ai tout gâchée en croyant stupidement que notre bonheur était déjà acquis pour l’éternité. En si peu de temps je l’ai perdue alors qu’il m’a fallu plusieurs mois pour la conquérir. Depuis notre rencontre à la piscine municipale, il y’ a six ans, elle m’obsédait jour et nuit, occupant mes pensées avant que j’ai le courage de l’aborder. Chaque mercredi, je restais stupide et paralysée, bouche béante, observant en silence cette jeune femme d’une étonnante beauté qui représentait à mes yeux la grâce la plus émouvante qu’il m’eût jamais été donnée de voir, et la tête me tournait à force de la contempler. Oui, son souvenir m’avait réellement hantée, me réduisant à l’état d’amoureuse transie.

Et plus j’attendais et plus il m’était difficile de l’approcher. Enfin, je fis le premier pas. Maladroitement, je le reconnais, bafouillant et oubliant la phrase que je pensais spirituelle et que j’avais longuement répétée, mais cela eut au moins le mérite de l’amuser, ce qui me sauva du désastre… On devint amies. Pour attirer son attention, il fallait la faire rire et la surprendre. Mélanie avait fui sa province profonde avec précipitation. Elle étouffait dans un contexte familial ringard et étriqué qui se complaisait dans les conventions petites-bourgeoises de bas-étage, et c’est ainsi qu’elle décida d’affronter seule le monde du travail alors que ses études étaient inachevées. La destination la plus proche et la plus excitante était évidemment Marseille, où elle trouva vite un emploi de secrétaire médical. Elle occupait en location un studio bien trop cher et ses soucis financiers devinrent pour moi une aubaine car je lui proposai vite de cohabiter dans un appartement bien plus grand et bien plus luxueux. Là, je pensais que les choses seraient plus faciles pour lui dévoiler mes sentiments, mais je me trompais. En effet, il me fallut six mois pour lui faire comprendre que j’attendais plus qu’une simple amitié. D’un naturel timide et réservé, elle était de surcroît naïve, ne voyant le mal nulle part – mais peut-on parler de mal lorsqu’une femme se sent attirée par une autre femme ? – et elle était donc longue à la détente. Ma première tentative se solda par un échec cuisant, j’eus l’impression que le ciel me tombait dessus et que ma vie s’arrêtait là, brutalement, parce qu’elle ne valait pas d’être vécue sans elle. Mélanie était hétéro, ce dont je me doutais, mais il n’est jamais trop tard pour comprendre ses erreurs, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis… Mélanie se révéla donc particulièrement avisée, après trois mois de confusion et de malaise, à se laisser faire lorsque je pris l’initiative de venir la rejoindre au lit. On passa la nuit ensemble, sans faire l’amour, juste blotties dans les bras l’une de l’autre, cherchant chaleur et réconfort, un ineffable besoin de tendresse et de bien-être. Pour manifester mon amour, je crois plus aux relations platoniques, au respect et à la noblesse d’esprit, à cette complicité féminine qui peut s’instaurer sans le démontrer obligatoirement par le sexe

On peut être bien ensemble sans se sentir obligée de coucher. Issue d’une famille très catholique, j’ai reçu une éducation stricte et austère et, sans approuver tout ce que l’on m’a enseigné, j’en garde des traces profondes qui continuent d’influencer de façon manifeste mon quotidien. Ainsi, après cette nuit magique, ce souvenir me transporta d’un tel bonheur et d’une telle félicité que j’en vins à retourner à l’église pour prier et chanter des louanges. J’étais une femme heureuse et comblée, le PACS fut par la suite la concrétisation de notre bonheur. Du moins c’est ce que je pensais… Ce qui aurait dû m’alerter déjà et qui ternissait un peu notre équilibre, c’est cette incompréhension sexuelle. Mélanie, malgré son jeune âge, était possédée d’un feu intérieur qui dénotait une volupté précoce et une curiosité que j’étais incapable de satisfaire ou d’assouvir. Lorsque nous faisions l’amour, une fois par semaine en moyenne, pas plus parce que je n’en ressentais ni l’envie ni le besoin - cela n’entrait vraiment pas dans mes priorités – il y’ avait en elle une passion et un appétit déroutant. C’était toujours elle qui sollicitait les relations sexuelles, j’y répondais de temps à autre avec plaisir, mais aussi souvent par obligation, un peu comme ces femmes hétérosexuelles qui se plient aux corvées conjugales pour avoir une bonne fois pour toute la paix

Et là, lorsque Mélanie m’en demandait un peu trop, cherchant à m’entraîner dans des ébats trop intenses et prolongés, j’y mettais fin un peu hâtivement, tempérant vite ses ardeurs et l’obligeant à adopter une attitude plus sage. Elle était mon ange, pure et innocente, correspondant à cet idéal féminin que je ne voulais pour rien au monde souiller. Je ne voulais pas la voir autrement, fermant les yeux sur ce qu’elle pouvait être si je cédais à ses envies. Maintenant, je regrette d’être restée hermétique dans ce domaine, c’est sans doute pour cette raison que je viens de la perdre. C’est une jeune femme si jolie, rayonnante de joie et d’innocence, qu’elle illumine chacun des endroits dans lesquels elle se rend, attirant le regard admiratif ou concupiscent des hommes et, plus grave, celui des femmes. Il y’ avait donc danger à la délaisser, je le réalise trop tard en regardant avec horreur les deux femmes qui s'approchent de Mélanie, gagnées par un trouble si flagrant et palpable que je le sens comme si l'air était chargé d'électricité. Laure semble fiévreuse et impatiente, elle se colle au plus prés de Mélanie, caressant le visage de poupée avec des gestes nerveux. Elle ne cesse de la défier du regard, arrogante et provoquante, creusant les reins pour faire saillir sa poitrine. Cette fille, je la déteste, mais je dois reconnaître qu'elle est drôlement bien faite. Beaucoup d'hommes donneraient n'importe quoi pour avoir une telle femme dans leur lit, ce qui restera toujours un fantasme impossible à réaliser…. Même constat pour Daphné, une femme que je déteste, mais à qui je dois reconnaître des atouts physiques non négligeables. C'est une superbe africaine à la silhouette impressionnante, tout en muscles et en formes généreuses, qui prend certainement un malin plaisir à déclencher des torticolis chez tous les mâles qu'elle croise. Pour l'instant, c'est ma femme qui frôle le torticolis, pour d'autres raisons : elle tord le cou pour fuir les baisers de Daphné qui se love dans ses bras avec souplesse.

-" Si on passait aux choses sérieuses…"

Mélanie émet un petit cri étranglé, secouant toujours la tête avec négation.

-" Non, j'ai changé d'avis, je n'aurais jamais dû venir ici, je regrette…"

Elle s'interrompt, trop occupée à pousser des gémissements affolés lorsqu'une langue insistante force la barrière de ses dents pour s'emparer de sa bouche. Haletante, le feu aux joues, elle y échappe en détournant la tête. Mais Daphné n'est pas femme à se décourager si facilement. Elle a certainement l'habitude de satisfaire ses envies, surtout lorsqu'elle est possédée par un désir impétueux, livrée à ses instincts les plus sauvages. Sous la lumière vacillante, sa chair semble vivante, animée d'appétits lascifs, collante d'une fine pellicule de sueur qui brille de chauds reflets, avec une densité impudique. Daphné sourit, sûre d'elle, un sourire carnassier et primitif, et de sa bouche entrouverte coule un peu de salive qui humecte ses lèvres épaisses. Je ne peux retenir un frisson d'appréhension devant un tel spectacle. Mélanie ne fait pas le poids, si délicate et vulnérable, une proie trop facile. Je ressens sa peur, elle me glace d'horreur. Mélanie se révolte encore une fois lorsqu'une bouche possessive se soude à ses lévres, la forçant à réagir. Elle se tortille en reculant, évitant la bouche exigeante. A petits pas, en titubant, elle réussit à atteindre l'escalier. Peine perdue. Laure l'a devancée, plantée devant les marches, l'air farouche, les bras croisés avec détermination. Mélanie essaie de la contourner, luttant toujours contre Daphné qui ne lâche pas prise, mais Laure ne bouge pas d'un millimètre, tel un obstacle infranchissable.

-" Laissez-moi, je veux partir !" implore Mélanie d'un ton plaintif.

Durant quelques secondes, je regarde cette scène, en proie à une fascination morbide. Je suis mortifiée. Je me rends compte que je répète depuis un moment la même phrase : " Ce n'est pas vrai, ce n'est pas vrai…" sur un ton monocorde, comme une demeurée qui ne veut pas se résigner à accepter l'horreur de la situation. Ce sentiment d'impuissance me fait trembler, j'en ai la chair de poule, l'estomac retourné. Un instant, l'idée de me lever et d'arracher le camescope du téléviseur se fait tenace. Je tords nerveusement mes doigts entrelacés au risque de les briser, mais je suis incapable d'effectuer le moindre mouvement. Je reste paralysée, comme hypnotisée. Et je reste là, les coudes sur les genoux, la tête entre les mains, réalisant tout juste que les larmes ruissellent depuis un bon moment sur mes joues, des larmes épaisses et abondantes qui ne pourront jamais effacer toutes mes erreurs passées et toute l'horreur d'un destin déjà écrit. Devant mes yeux incrédules, Mélanie ne cesse de lutter, poussant des petits cris de protestation. Sa situation est désespérée. Elle est prise en sandwich, malmenée par les deux femmes qui s'excitent de sa rébellion. Les trois corps ne font qu'un, d'autant plus que la définition de l'image se détériore de plus en plus. La voix mielleuse de Laure ronronne au milieu de leurs halètements, douce et caressante :

-" Mélanie, n’aie pas peur, on te fera aucun mal… Ecoute, on te laisse ton slip, d’accord ? Quand tu veux qu’on arrête, tu nous le dis, et on n’en parle plus… Allez, viens !"

Sans attendre de réponse, elles la saisissent par les poignets et la traînent vers le lit. Toutes les trois passent à proximité du camescope, et les détails se font brusquement plus précis, un court instant. Mélanie semble réellement indécise. Son visage est livide, creusé par l'angoisse. Les yeux tremblants, elle ne peut retenir les larmes qui coulent sur ses joues, et je la trouve encore plus émouvante dans son désarroi. A cette constatation s'ajoute du dégoût pour moi-même. Comment puis-je ressentir de l'attirance pour elle dans un moment pareil ? Mélanie cherche des yeux un secours, jetant un appel désemparé à celle qui filme la scène. Peine perdue. Le visage de Laure apparaît une brève seconde en gros plan, et j'y lis une telle expression de joie perverse qu'une brusque envie de meurtre me saisit. Consternée, je ne peux que garder les yeux rivés sur mon téléviseur. Mon cœur bat davantage la chamade en suivant le combat puéril que livre Mélanie pour échapper au sort qui l'attend. Elle se démène comme elle peut, brusquement jetée sur le lit et aussitôt recouverte par les deux femmes inconnues qui comptent bien faire beaucoup plus que mâter. Laure et Daphné les rejoignent impatiemment. La mêlée en devient désordonnée. La lutte est faiblement éclairée par les lueurs ternes des bougies, et cela en donne un aspect indiciblement plus menaçant. Un instant, je ne sais comment, Mélanie parvient à faire tomber les deux femmes inconnues aux pieds du lit. Celles-ci se relèvent, hésitent, en proie à quelques remords, puis disparaissent du champs de vision. Durant ce temps, Mélanie tente vite sa chance, se tortillant pour fuir, cambrant les reins et s'aidant des pieds et des coudes pour ramper sur le dos, mais Laure et Daphné restent solidement accrochées à elle comme des pieuvres affamées. C'est cette dernière qui la ramène vers le milieu du lit, l'agrippant nerveusement aux hanches et l'attirant à elle. Installée entre ses cuisses, elle l'oblige également à garder les jambes ouvertes. Sa situation ne fait qu'empirer lorsque Laure lui saisit les bras pour les maintenir solidement écartées. Mélanie a beau protester de toutes ses forces, sanglotant de détresse, hérissée de la tête aux pieds en bondissant convulsivement, elle ne s'en retrouve pas moins étendue et offerte, bras et jambes en croix. Son visage, avant de disparaître, m'apparaît brièvement, avec cette même expression hébétée et apeurée dans ses yeux débordant de larmes. Mon indignation ne fait que croître. Celle qui filme cette scène ignoble semble bouger, se rapprochant pour ne rien rater du spectacle. Du coup, les cadrages deviennent instables, partant dans toutes les directions, du sol au plafond. Enfin, l'image se stabilise sur le lit, mais des problèmes de mise au point rendent l'ensemble si abstrait que j'en ai mal aux yeux. La femme jure, se démenant comme un diable avec la vidéo qui lui cause bien des soucis. Brusquement, c'est le noir absolu. Plus rien.

-" Merde !"

Elle vient de faire une fausse manipulation. Le son se fait entendre, fort et distinct, mais toujours pas d'image. Quelle conne cette fille, quelle incapable ! Je dois me contenter d'écouter et de deviner ce qui se passe. Pour l'instant, ce n'est pas trop difficile, ce ne sont que des bruits de lutte et de bataille. Puis, soudain, j'entends la voix essoufflée de Daphné, assez autoritaire :-" Laisse-toi faire, fais pas l’idiote…"

Un sanglot lui répond. La voix de Laure est plus douce, plus rassurante.

-" Chut, détends-toi, ma jolie, laisse-toi aller, tu ne le regretteras pas…"

-" Non ! Vous aviez promis d’arrêter…" gémit Mélanie.

Sa protestation est étouffée par le bruit d'un baiser vorace. Ensuite, il n'y a rien d'autre que des froissements et des souffles haletants.

-" J'aime ta bouche. Embrasse-moi !" lui ordonne Daphné sur un ton plus impérieux.

Rien n'y répond, excepté des bruits de succions humides et de respirations oppressées. Il y' a également des frôlements de mains glissant sur les peaux nues, des corps qui s'agitent furieusement.

-" Non, non, pas ça !" supplie soudainement Mélanie.

-" Sage, gentille, ne bouge pas… Voilà, c'est mieux…" lui murmure doucement l'africaine.

-" Arrêtez !"

Mélanie crie, puis bouge violemment. Tout d'un coup, elle cesse de se débattre. Sa respiration s'accélére, courte et saccadée, ainsi que celles des autres femmes qui ne cessent de s'activer plus ardemment. Daphné prend plaisir à parler, s'excitant de ses propres paroles.

-" Tu aimes qu'on te lèche les seins, hein ? Oh, oui, je les sens durcir…" halète t-elle.Un léger râle lui répond, noyé par de puissants soupirs qui montent et résonnent dans la pièce.-" Hm, c'est bon, ta peau est si douce… J'aime son odeur."

Mélanie semble suffoquer, hoquetant entre des pleurs et des suppliques de plus en plus faibles. -" Ne faîtes pas ça, pas mon slip… Je vous en prie, c'est mal…"

Soudain, elle pousse un cri stupéfait, purement sexuel. Cela brise net sa mutinerie, encore une fois. Puis le silence revient, entrecoupé de baisers, de frottements, de soupirs. Cela dure une éternité il me semble, avant que je n'entende la voix rauque de Laure :

-" Oui, continue, écarte-lui les cuisses, elle y prend goût la coquine ! C'est ça, mets-y la langue, elle commence à fondre… Hm, c'est bon !"

Elle semble encourager Daphné à persévérer, la guidant au mieux pour que Mélanie cède à leurs assauts lubriques. Leurs efforts semblent porter ses fruits. Mélanie exalte un soupir plus fort qui me fait sursauter. Son râle s'achève en feulement continu, un son délicieusement sensuel.

J'entends en même temps des bruits de clapotis qui s'accélèrent. Je sens une bouffée de chaleur m'envahir. Cette étreinte primitive, complètement suggérée, est d'un érotisme assez perturbant. C'est cent fois plus excitant que si chaque détail était dévoilé dans sa vérité la plus crue. Je suis partagée entre l'indignation et un trouble insidieux, et surtout le dégoût de moi-même pour tout ce que cela m'inspire. Mon imagination s'enflamme, osant deviner les positions les plus incongrues, les caresses les plus expertes, comme seules les femmes savent le faire. Leur connaissance est illimitée, leur savoir incomparable, elles vont réveiller chez Mélanie des appétits insatiables, exacerbant ses sens à l'en rendre folle, des sensations qu'elle n'a jamais exprimées avec moi. Par ma faute. Il brûlait en elle ce feu secret que j’avais détecté et qui ne demandait qu'à s'enflammer, et ce sont d’autres femmes qui vont en profiter. Laure et Daphné semblent conscientes de l'opportunité qui leur est offerte. Leurs soupirs me parviennent comme des ricanements déjà victorieux, des rires sournois, la mélodie de goules affamées qui entraînent leur proie vers les ténèbres, dans les plaisirs ultimes. La respiration puissante comme une locomotive de Daphné fait crachoter le micro du camescope, rendant le son désagréable, comme si elle soufflait tout prés. Elle articule difficilement :

-" C'est chaud, oui, tu mouilles drôlement bien, ça coule entre mes doigts… Ne résiste pas, c'est bien, tu vas perdre, oui, tu vas perdre !"


Le dernier mot est étouffé et inaudible, comme si sa bouche était activement occupée, ce qui est certainement le cas. Laure rugit :

-" Mélanie, embrasse-moi, vite !"

Leur baiser est si violent que j'entends des dents s'entrechoquer. C'est un baiser fougueux, interminable, que l'une d'entre elles interrompt enfin parce que le souffle lui manque. Peu après, la voix de Mélanie surgit, forte et hystérique, avec une telle fureur que j'ai du mal à la reconnaître-" Je viens… Oui, je viens… Plus vite, plus vite !" crie t-elle.

Je devine des déplacements impatients, des corps qui changent de position, d'autres qui se tordent comme des vers grouillants, des bonds déchaînés qui font trembler le lit à en casser les ressorts.
Je sens la sueur couler sur mon visage. Je bois un autre verre, remarquant que ma main n'a jamais autant tremblée. Un hurlement de plaisir me surprend et me fait renverser quelques gouttes. Je ne peux affirmer avec certitude qui vient de crier ainsi, mais une petite voix me dit que c'est Laure. Je tends l'oreille vers d'autres voix, d'autres bruits, essayant de déterminer à qui elles appartiennent. Je perçois au milieu des râles et des grognements d'autres cris de plaisir, ceux de Mélanie, qui finissent par se réduire à des petits sanglots au fond de sa gorge, comme si elle avait honte de l'intensité de ses désirs, redoutant que cela se reproduise mais repartant de plus belle vers d'autres orgasmes. J'en ai la gorge sèche. Je baisse les yeux pour me servir un autre verre lorsqu'une vive lumière illumine mon salon alors plongé dans l'obscurité. Incroyable, mais les images viennent de réapparaître sur ma télé. Le définition et les couleurs sont toujours de piètre qualité, ternes et floues, mais c'est déjà mieux que rien. Tout d'abord, j'ai droit à un plan fixe du sol. Puis, réalisant que le camescope filme de nouveau, celle qui est chargée de cette mission ramène l'objectif sur le lit qui l'intéresse. Ce que j'y vois me coupe la respiration, comme un étau qui m'enserre la poitrine et me suffoque. Mélanie est encerclée et attaquée de toutes parts, avec une terrible efficacité. On est en train de la retourner comme une crêpe, l'installant à quatre pattes sur le lit, mains à plat, reins creusés et fesses haut levées. Daphné se glisse sous elle, se tordant comme une limace sur le dos pour chercher la position idéale. Laure se place derrière Mélanie, pétrissant d'une seule main les seins qui pointent vers le bas, tandis que l'autre s'enfonce entre les fesses. Brusquement, une protubérance noire et luisante attire mon regard, un objet qui va et qui vient méthodiquement. C'est évidemment un godemiché, de taille impressionnante alors qu'il ressort, et à peine visible lorsqu'il s'enfonce entièrement. Laure vient d'accélérer le mouvement du poignet, ignorant les soubresauts et les paroles inarticulées de Mélanie. Mon amour, mon petit ange, celle que j'ai toujours connue si pudique, si réservée, est en ce moment au bord de l'orgasme, emplissant ses poumons, laissant fuser un râle grandissant, comme s'apprêtant à pousser un terrible cri libérateur. La main qui cesse soudainement de bouger coupe net son élan, l'air siffle hors de ses poumons, l'empêchant de laisser exploser le feu d'artifice qui allait la dévaster. Sa frustration est si intense qu'elle se met à hoqueter, à supplier, à gémir à en perdre l'âme. N'obtenant aucune réponse, n'y tenant plus, elle se cambre avec une souplesse étonnante, reculant en tortillant du postérieur. Elle se met à onduler en tremblant de tout son corps, plaquant étroitement ses fesses contre le godemiché. Laure la retient, posant une main autoritaire sur son dos.

-" Chut, laisse-toi guider, c'est moi qui mène la danse."

Immobilisée, Mélanie se met à geindre impatiemment. Laure sourit. Elle est en train de jouer avec Mélanie comme une chatte avec une souris, avec un sadisme raffiné, retardant le plaisir selon son bon vouloir. Au-delà de sa perversité, je dénote une science infinie à laquelle Mélanie ne peut évidemment pas résister, et aussi une tendresse qui m'emplit de jalousie et d'impuissance. Comment puis-je lutter contre cette femme qui, en une seule fois, l'a comprise et l'amène dans des plaisirs que je n'ai jamais pu lui faire partager. C'est un combat perdu d'avance, je ne fais pas le poids. Jamais je me suis sentie si humiliée, si nulle. Mélanie vient de bouger du bassin, à peine, un mouvement imperceptible, mais cela lui permet d'atteindre l'orgasme dont on l'avait privée. Son corps entier se convulse, un cri animal jaillit hors de sa bouche béante. Un plan serré sur son visage me fait distinguer la sueur jaillissant de ses pores, ses traits crispés, son expression exaltée, et surtout ses yeux agrandis démesurément. Il y' a évidemment du plaisir dans ses yeux, mais aussi d'autres choses qui ne cesseront de me hanter toute ma vie. De la jubilation, de la démence presque, une faim exacerbée qui ne se maîtrise plus, qui ne laisse aucune place à la retenue ou à la dignité. Mélanie est marquée à vie, esclave de ses sens, c'est là un désir plus fort que la raison, plus fort que tout, contre lequel elle ne pourra plus jamais se défendre. C'est le sang qui bouillonne, le cœur qui s'affole, la chair qui vibre, jamais elle n'a été si libre, si épanouie, et il faut que cela lui arrive avec quelqu'un d'autre, deux femmes en plus ! C'est certain, je l'ai perdue définitivement… Elle n’a plus rien de l’ange que j’ai idolâtré, elle est salie, corrompue, pervertie…
Même si je voulais par la suite lui pardonner et la reconquérir, je ne pourrai pas. Avec un homme, je peux lutter, ils sont en général ignorants et trop égoïstes pour atteindre la perfection. Mais contre sa propre nature, une alchimie magique qui n'opère qu'avec les femmes, je suis totalement impuissante. Mélanie est faîte pour ces amours-là, avec une intensité que j’ai ignorée, sans chercher à exploiter tout ce potentiel érotique. Je ne la reconnais plus.
Elle vient de basculer Laure sous elle, explorant sa peau millimètre par millimètre, s’arrêtant aux endroits sensibles et s’y attardant sadiquement lorsque sa partenaire soupire et vibre plus violemment. Daphné, délaissée, a réalisé qu’elle n’avait plus sa place dans des étreintes qui dépassent le stade du simple rapport physique. Avec un juron et un dernier regard furibond, elle quitte le champ de vision, allant certainement rejoindre d’autres couples. Mélanie et Laure ne s’en rendent même pas compte, trop occupées à se donner du plaisir. Pour ça, Mélanie avait réellement des dons cachés. Ses caresses semblent redoutables, mettant Laure dans un état d’excitation indescriptible. Elle ne cesse de gémir et onduler, jambes écartées, enfonçant ses ongles dans le dos de Mélanie qui, avec une voracité qui m’a toujours été inconnue, vient de plonger tête la première dans la fourche de ses cuisses. Celle qui filme approche, stabilisant l’image en un zoom microscopique presque, suffisamment pour suivre la langue de Mélanie qui, précise et alerte, va de haut en bas. Sur le point de jouir, Laure pousse un rugissement de fauve à la fois blessé et impatient d’en finir, n’en pouvant plus d’être attisée avec un tel raffinement. Mélanie ne cède pas à ses attentes, la laissant davantage dans cet état d’excitation extrême. Sadique revanche, c’est elle maintenant qui joue avec ses nerfs, poussant le vice à titiller de l’index le bouton durci du clitoris, juste ce qu’il faut pour la laisser au bord du gouffre, sans qu’elle y succombe. Sa langue, enfin, plonge et fouille le vagin, si loin qu’on ne voit vite plus rien. Laure pousse un cri sauvage, se cabre comme une jument en rut, puis un autre orgasme encore plus dévastateur l’oblige, pour ne pas hurler, à se mordre le poing jusqu’au sang. Et Mélanie qui, goulue et insatiable, continue de la caresser comme si sa vie en dépendait, avec cette joie sensuelle et gourmande qu’elle renouvellera certainement à la première occasion, parce qu’elle aime ça. C’est dans les bras de Laure qu’elle semble réellement heureuse et épanouie, un bonheur qu'elle n'a jamais partagé avec moi et qu'elle ne partagera jamais.

C'est tout juste, un instant, si je ne me sauve pas de mon propre appartement, pour partir loin d'ici, en voyage, n'importe où, en me répétant qu'elles aillent au diable, qu'elles aillent toutes au diable avec leurs foutus désirs primitifs ! Mais je ne peux pas partir, il y’ a le boulot pour qui j’ai tout sacrifié, les responsabilités, les crédits…
Toutes ces obligations et contraintes que Mélanie vient de fuir, tournant le dos à son passé, cinq ans de vie commune, abandonnant le présent et reniant toutes ses valeurs à cause d’une seule femme. La voisine. Enfin, ex- voisine devrai-je préciser, car Laure a déménagé hier soir, emportant tout, y compris ma Mélanie, mon ange déchu...
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UNE AMIE DE COLLEGE

J'ai revue une amie de collège, qui à l'époque ne me laissait pas indifférente, nous avions eu quelques baisés et des câlins échangés à la va vite et je l'avais gardée en souvenir pour mes fantasme masturbatoires.

Nous nous sommes revues récemment, et nous avons cette fois là, fait l'amour pour la première fois.

Elle vient d'emménager dans ma ville et nous avons pris le café chez moi, bien sur les souvenirs sont réapparut et elle m'excitait avec sa petite robe d'été, je ne devais pas la laisser indifférente car de suite elle s'est assise à côté de moi dans le canapé et ses mains me touchaient, elle est très tactile, heureuses de nous revoir après tant d'années, nous nous retrouvions très proche et très chaudes, elle a remonté ma jupe pour me caresser les cuisses puis elle s’est mise à genoux entre mes jambes et ma retirée ma culotte , oh , mais elle est humide, m’a-t-elle fait remarquer, elle l’a sentie, humm et ton odeur intime m’excite.

Tout de suite elle m'a léché le sexe et l'anus, la caresse est divine, ensuite pendant qu'elle me suçait le clit, elle m'a rentré un doigt dans les fesses, en douceur et j'ai aimé ça, j'ai poussé pour faciliter la pénétration et elle a enfoncé son doigt profondément tout en me mangeant la chatte comme une chienne elle savait y faire, tous les recoins étaient explorés.


Les vas et viens de son index dans mes fesses et de sa langue sur ma vulve m'ont fait jouir très vite, elle a bu ma mouille et a léchée le doigt qui sortait de mon fondement avec délectation.Elle m'a demandé de lui faire pareille en 69, elle a posé ses fesses sur ma bouche et j'ai léché sa fente trempée, comme elle bougeait le bassin, sa raie venait sur ma bouche et de la langue, je lui titillais l'anus, j'aime la vue que l'on a en 69, une femme dessus,(avec les mecs, c'est pas pareil), son petit trou s'ouvrait à mes caresses ce qui m'amena à lui rentrer un doigt dedans, elle soupira d'aise, tendant ses fesses vers moi et me demanda de mettre plus gros, j'en rajoutais un deuxième et commençais à la sodomiser profondément.


Elle venait à la rencontre des pénétrations et son jus de fente me coulait dans la gorge, elle me broutais et avait replanté des doigts dans mon cul.


A un moment, elle s'est relevée et m'a demandée si j'avais un gode ou quelque chose de long et gros, j'ai été cherché mon gode et en passant par la cuisine, j’ai pris le concombre du repas.En arrivant, je l'ai trouvée à quatre pattes, je lui ai demandé lequel des objets elle voulait, elle m'a dit "les deux", je lui ai enfoncé le gode dans le vagin et je lui ai craché sur la rosette en lubrifiant le concombre dans ma chatte puis j'ai positionné le légume sur son anus, elle m'a dit, "vas y , défonce moi" et j'ai rentré le sexe vert dans son sphincter, comme ça glissait bien, je l'ai fait d'une traite, elle a poussée un grognement puis un autre et je l'ai enculée par saccades en bougeant le gode dans son sexe, elle s'en ai emparée pour se branler à son rythme, de ma main libre je lui caressais les seins en pinçant les tétons e plus en plus fort, son anus faisait comme une bouche qui suçait le concombre quand je le ressortait, il était grand ouvert, je voyais dedans, je renfonçais le légume et lui branlais l'oignon avec vigueur, elle cria des mots sans suite et eu un orgasme violent en jutant sur le canapé, elle s'écroula, épuisée par le plaisir.

Après quelques minutes, elle reprit ses esprits et me demanda si je voulais me faire sodomiser de la même façon, je répondis que oui, mais doucement car je n'en avais pas l'habitude, ton mari te le fait pas, demanda t'elle, si, répondis-je, mais il n’est pas monté comme un concombre, elle rigola, ne t'inquiète pas, je vais t'enculer avec amour, met toi à genou et penche toi en avant, donne moi tes fesses, elle lécha le concombre.

Je me mis en position, elle vint me lécher l'anus en me branlant la vulve d'une main, de l'autre, elle caressait ma raie, sa langue me pénétra, bougeant dedans, jouissive caresses, je poussais pour m'ouvrir, elle me dit que mon trou était accueillant,qu'il méritait d'être remplit et elle appuya le légume à l'entrée, je pris le gode pour me le mettre dans la moule, elle me dit, «pousse fort maintenant", je poussais et le légume me perça l'anus, l'élargissant au passage, je hurlais de douleur mais elle continuait à le rentrer en disant "pousse, pousse", j'ai lâché quelques gouttes de pipi à ce moment là, sensation trop forte de la double pénétration, elle arrêta la progression un instant, que je m'habitue à la taille du morceau qui me déchirait puis elle me chuchota " branle toi", je bougeais le gode dans mon vagin, la douleur s'apaisa petit à petit, mon amie commença des mouvement lents dans mon conduit, je les trouvais agréables, passais le gode sur mon clito, la sodo et la masturbation vont très bien ensemble, je sentais qu'elle tirait le légume en arrière, la sensation me rappelait quelque chose d'intime, elle avait dû presque le sortir car en l'entrant de nouveau, je me sentie élargie encore une fois mais sans douleur, je tendais ma croupe, demandant plus, elle compris de suite mes attentes et accéléra l'enculage , j'activais aussi les mouvements de mon gode, le plaisir commença à me monter du sexe et de l'anus, le légume me ramonait le sphincter en profondeur, jusqu'aux intestins, le gode faisait le reste.

Comme une vague de feu, la jouissance arriva dans mon ventre, une fois, deux fois, trois fois, les orgasmes se succédaient, j'étais agitée de spasme, des giclées de liquides sortaient de ma vulve, mon anus se crispait autour du concombre amplifiant la sensation de pénétration rectale, je m'écroulais, comme mon amie auparavant, elle retira doucement le légume, je ressentis comme un vide à la place de ma rosette, quel pied je venais de prendre, je découvrais la sodomie entre femmes.
 
Publié par nikita à l'adresse 0 commentaires

découverte !

 
Tout d’abord, il me faut me présenter !

Je m’appelle Ellie (oui cela semble étrange mais j'ai des origines américaines et donc ...voilà !). J’ai 39 ans, grande, brune, des seins qui semblent gros (et le sont bien un peu !!) très sensibles ! Je suis célibataire et je viens d’aménager dans une ville nouvelle pour moi suite à une mutation professionnelle.

C’est comme ça que j’ai découvert un institut de beauté très particulier !Il est tenu par Zoé, une femme d’à peine 50 ans, petite et blonde.Ce qui m’a frappé quand j’ai pris mon premier rendez vous pour une épilation, c’est la taille de ses tétons qui pointaient sous sa blouse et lui donnaient du relief !

Je dois avouer que sans être bisexuelle à proprement parler, j’ai eu des expériences avec des femmes et les seins et les tétons m’ont toujours faits beaucoup d’effet !

Est arrivé l’heure du rendez vous.

Comme je me fais épiler les jambes, le maillot et les aisselles … bref … tout !... j’ai pris l’habitude de me déshabiller complètement.

Ainsi, je me trouve nue allongée sur la table d’épilation, les jambes écartées pour le maillot et les bras relevés pour les aisselles.

Arrive Zoé, en blouse échancrée et courte.

Elle passe sa main sur mes jambes et vers mon intimité puis se met à m’épiler.

Pour calmer la douleur de l’épilation elle pose délicatement sa main sur la jambe … jusque là rien que de très normal !
Puis, au fur et à mesure de sa progression, je sens que sa main vient titiller mon clitoris !Tout en continuant à discuter normalement, comme si de rien n’était, en parlant de la pluie et du beau temps, mon impression qu’elle me caresse se fait de plus en plus forte … à chaque attouchement je sens mon sexe s’humidifier … je ne me fais pas d’idée, elle me caresse bien !Cela n’est pas pour me déplaire car je suis exhibitionniste et il m’est souvent arrivé de me masturber devant mon amant ou d’autres hommes ou d’être vue faisant l’amour … mais voilà une situation que je n’ai jamais vécue.

C’est le moment de l’épilation de mon sexe, un maillot assez échancré.
Zoé écarte encore un peu plus mes jambes, regarde mon sexe dont les lèvres intimes se sont écartées quelque peu.

Elle commence l’épilation … moment fabuleux que je la remercie de m’avoir fait vivre !L’épilation à la cire est toujours un peu douloureuse et elle a réussi à me faire jouir pendant ce moment délicat.

A chaque bande de cire, profitant de ma lubrification naturelle obtenue par ses caresses précédentes, Zoé vient titiller mon clitoris, le presse entre ses doigts alors que j’ai perdu tout contrôle de moi-même et que je me laisse faire pour mon plus grand plaisir.

Elle appuie, effleure mon clitoris excité et vient même mettre un doigt puis deux dans ma vulve.

Elle leur donne un rythme rapide et vient titiller une zone dans mon vagin qu’aucun amant n’a jamais trouvé.

Tout à coup, à force d’être massé, mon point G (puisque c’est de lui dont il s’agit) déclenche en moi une onde de plaisir d’une intensité inouïe … je ne sais plus où je suis, qui me fait quoi, je ne suis qu’orgasme, je ne veux pas que cela s’arrête et je ne sais pas si je pourrais supporter autant de plaisir !
Mon esthéticienne magique continue son œuvre, son autre main s’occupe de mon clitoris, je mouille abondamment, je sens que mon jus coule entre mes jambes, sur ses mains , mes contractions sont de plus en plus fortes, je gémis … Zoé enlève sa main libre de mon sexe et vient s’occuper de mes seins dont les tétons se sont dressés sous le coup de l’excitation … elle les tire, les malaxe avec ses doigts, pétrit mes seins, effleure mes bouts, mes aréoles alors j’explose, je me soulève dans un état second et retombe en me crispant sur ses doigts en moi.

Cet orgasme aucun homme ne me l’a donné, ni aucune des femmes avec lesquelles j’ai eu des aventures
Zoé laisse ses doigts dans ma vulve palpitante, me laisse reprendre mes esprits tout en continuant de me parler des animations de l’été dans ma ville … car jamais elle n’a cessé de papoter de tout et de rien !

Je reprends mes esprits, chamboulée par cette expérience, le sexe en feu …les seins durcis, tendus … j’aurais envie de lui rendre la pareille ou de sucer une belle queue, celle de mon amant actuel par exemple …je dois me contenter de discuter !!!!

Elle termine alors pas l’épilation de mes aisselles et pour en atteindre une, se penche sur moi au dessus de mon visage … c’est ma chance !

Je saisis sans mal un de ses tétons géants et l’aspire, enroule ma langue tout autour pendant qu’une de mes mains glisse sous sa blouse et trouve sa chatte en feu … tiens … elle aussi a été excitée, elle aussi a mouillé et elle ne porte pas de slip !!!!Nous restons ainsi à peine deux minutes, le temps de la téter et d’apprécier la taille jamais vue de ses bouts délicieux puis elle se redresse et achève la séance.

Elle sort de la salle pour me laisser me rhabiller … je sors enfin et je règle ma facture en prenant bien soin de fixer déjà le prochain rendez vous.

C’est seulement sur le pas de la porte qu’elle me dit « vous savez j’ai longtemps allaité et j’ai cru que mes seins étaient déformés à jamais à cause de mes tétons que ne se rétractent plus … merci et à la prochaine fois».

La prochaine fois, je vous parlerai si vous le souhaitez de mon amant libertin et coquin au possible !
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quebecoise

Ma douce amour,


Vous m’octroyez un plaisir immense d’être ma lectrice Je jonglerai avec les mots, libérant ce désir fou qui se taire au fond de mon cœur. Un faible éclairage, du Mozart, une plume à la main, la frivolité s’empare de moi.

J’exposerai voyelles et consonnes à ce petit rectangle, il peindra vos yeux, teintera vos pommettes, esquissera de léger frissons, repeindra ce tableau imaginaire puiser à la fontaine de mon esprit. D’un illusoire trait, la semence du canevas amorce sa germination.

Ce soir, quelques chandelles se consument, échappant un doux parfum. Votre lecture, vous absorbe. Je lève les yeux, sillonnant votre cou, vos épaules, vos seins. Cette robe de chambre, mi-entrouverte, sur vos cuisses me propulse au delà des frontières du réel. Vous me surprenez dans ma rêverie, cela vous amuse, mon lunatisme. Sans mot, d’un geste délicat, votre livre quitte vos mains.

Est-ce la chaleur ? Votre main droite glisse sur votre cou, s’infiltre sous l’ouverture de votre peignoir. Vos doigts font des cercles, ils dansottent. Quittant mes songes pour la magnifique réalité, j’observe en silence. Votre main gauche frôle votre cuisse de bas en haut. L’espace d’un instant, je distingue votre sexe. Un sourire naît sur vos lèvres. Vos jambes se désunies, mes yeux suivent la route de vos cuisses jusqu’à l’intersection.

Le nœud succombe à vos doigts, vos deux mains assiègent vos magnifiques seins. Cette pression qui m’anime, cette pression que vous savez si bien faire pour m’incendier. Je salive devant cette fresque érotique. Vous renchérissez les couleurs lorsque vos mains valsent sur votre ventre. Votre index et pouce désaccouplent vos lèvres, tel un léger coup de pinceau, le majeur de votre main libre effleure votre clitoris. La nature morte s’active comme un hologramme.


Sous mon pyjama, mon sexe s’active. Le ballet sur votre perle d’amour assèche ma gorge. Je m’agenouille entre vos cuisses, je mouille mes lèvres à la fontaine érotique. Votre clitoris sautille sur le trampoline de ma langue. Je stimule le ruissellement, vous repoussez ma tête. Coquine amante, cette séance de masturbation se poursuit que pour mes yeux. Vous contrôlez la situation. À votre demande, j’humecte vos lèvres, je trempe votre perle d’amour.


L’impulsion de l’éclair qui circule dans votre corps arrache ce cri si mélodieux à mes oreilles. Cette tombée du rideau m’excite. M’approchant, voulant m’abreuver à ce ruisseau, vous contenez mon élan. Vous vous levez, retournant, pliant votre dos. Je relève votre robe de chambre sur vos hanches. Vous m’accordez le privilège de ce trésor. Ma bouche chaude s’associe à vos magnifiques fesses, ma langue se marie à votre anus.

Ma muse, je rêve ouvertement de vous, malgré les lieux entre nous. Je rêvasse de ce délicieux plaisir que vous m’avez si bien fait connaître. Ma langue asticote érotiquement cette zone érogène. Ma main jette l’ancre au quai de votre vulve. Cherchant à recréer ce raz de marée qui a secoué votre corps. Ce petit jeu d’amants libertins, créer de riche lubrification à l’extrémité de mon pénis. Je le soutire à sa prison, abandonnant ce fluide à la serrure de votre anus. Ma langue s’amuse, joue aux caresses des plus intimes.

Votre apogée se pointe, mes lèvres gourmandes ne cessent les petites câlineries. Submerger votre anus de caresses lorsque votre corps sous l’emprise d’une tempête de jouissance. Être à cet endroit au moment précis où le ciel et la terre se confondent, une fascination, un rêve, un désir. Soyez ma muse pour l’éternité. Je vous aime avec mon cœur, mes mains, ma bouche.
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Beurette dépucelée dans sa cave

Je m'appelle Malika et j'habite une cité de la banlieue parisienne. J'ai dix-neuf ans et je suis la deuxième d'une famille de 8 enfants. Nous sommes trois garçons et cinq filles, mais toutes les autres filles du quartier sont aussi mes sœurs. J'ai grandi dans ce quartier et j'ai vu les changements qui s'y sont produits au cours des dernières années. Pour nous, les femmes, la vie n'est pas facile. Nous avons du mal à assumer notre sexe et nous souffrons beaucoup des regards dominants des garçons. Beaucoup de mes voisines ont définitivement décidé de passer leur féminité par pertes et profits. Certaines se sapent comme des mecs (survêtements, baskets...) d'autres, poussées par le poids de la tradition familiale portent le hijab, quand il ne s'agit pas carrément du niqab traditionnel. C'est mon cas. Depuis quelques temps, je ne sors plus qu'entièrement couverte, de la tête aux pieds. Mes frères ne m'ont pas laissé le choix. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que sous ma tunique, je porte de la lingerie fine. D'ailleurs, ils s'en ficheraient, du moment que les apparences sont sauves. Par contre, s'ils savaient que je ne suis plus vierge, il en irait tout autrement car je suis censée épouser un cousin venu du bled l'an prochain.

Les garçons s'occupent assez peu de nous dans le quartier. Les filles sont soumises et restent entre elles. C'est comme cela que j'ai perdu mon pucelage, quand une copine m'a dépucelée à l'aide d'un godemichet . Nous sommes plusieurs à nous contenter des caresses entre femmes dans les barres d'immeubles voisines. C'est le seul moyen de connaître un tant soit peu l'amour sans prendre de risques inutiles. Notre besoin de tendresse trouve un certain apaisement dans nos étreintes lesbiennes.

Nous nous retrouvons généralement dans une cave obscure qui nous est réservée. Les garçons n'y viennent quasiment jamais. Eux aussi doivent faire attention à leurs fréquentations. Comme nous sommes presque toutes promises en mariage bien avant d'en avoir l'âge, ils savent que nous sommes intouchables. Nous passons donc notre temps à nous côtoyer, sans que de vraies relations ne se nouent. Nous savons donc que nous pouvons compter sur la discrétion des lieux pour y faire à peu près ce que nous voulons. Notre groupe a aménagé la cave sommairement, avec de vieilles banquettes à moitié défoncées, quelques sièges et une table. Houria nous a rapporté un lecteur de dvd et une télévision qui sont notre seul luxe.

Il y a quelques mois de ça, je suis venue dans la cave avec ma cousine Fathia qui voulait me montrer un film. Nous étions seules dans le local. Elle a entré le DVD dans le lecteur et nous nous sommes assises sur un vieux canapé. Tout de suite, elle m'a prise dans ses bras. Elle est un peu plus jeune que moi et je l'aime bien. Je me suis laissée faire. Quand le film a commencé, je n'ai pas réagi non plus. Pourtant, il y aurait eu de quoi ! Sur l'écran, on voyait deux françaises qui se roulaient une pelle en se caressant la chatte. Je n'avais jamais vu de film porno avant ça. Je suis resté bouche bée, incapable de quitter la télé des yeux. De toute manière, j'étais déjà excitée. Je ne m'étais pas branlée depuis un bon moment et j'avais accumulé une bonne dose de désir en moi. La promiscuité qui règne dans notre appartement, à dix dans un cinq pièces, n'est pas très propice à la masturbation. Souvent je me touche aux toilettes ou sous la douche, mais il y a toujours quelqu'un pour me déranger au bon moment.

Fathia profitait de mon excitation. Elle avait passé sa main sous mon niqab. Elle cherchait mes et mes seins cuisses. Nous étions en été et je ne portais que mes sous-vêtements sous la tunique. Les doigts de ma cousine m'échauffaient les sens. J'écartais déjà les cuisses pour lui ouvrir la voie de mon sexe. Elle le sentait et se faisait vicieuse. Sa main passa sous l'élastique de ma culotte et se mit à fouiller dans ma toison sombre. J'avais les seins qui pointaient grave sous l'action volontaire de ses doigts. Fathia ne pouvait pas m'embrasser à travers le niqab. Elle ne voyait que mes yeux. Au bout d'un moment, elle s'est levée pour aller fermer la porte et s'assurer que nous serions tranquilles toutes les deux. A la télé, il y avait trois femmes blondes qui se bouffaient la chatte les unes et les autres.

Quand ma cousine est revenue, elle a soulevé mon niqab sur mes cuisses. Puis, elle a descendu mon slip et est venue s'agenouiller devant moi. Je ne pouvais pas quitter la télévision du regard et, surtout, je n'osais pas regarder ce qui se tramait entre mes jambes. J'étais un peu honteuse, mais ce qui se préparait m'excitait beaucoup et je n'aurai voulu pour rien au monde que Fathia s'interrompe. Nue sous ma tunique, j'accueillis avec plaisir sa langue et ses lèvres sur ma vulve.


Elle se mit très rapidement à s'activer, écartant ma fente avec sa bouche. J'étais vraiment gênée de lui couler sur le visage, mais cette gêne s'effaça vite devant le désir qui me tenaillait le ventre. Elle était en train de me faire ce que je voyais pour la première fois à l'écran. Sans m'en rendre compte, mes mains se posèrent sur sa tête et je la serrai très fort contre moi. J'avais envie de la sentir tout au fond de mon puits d'amour. Je voulais qu'elle entre toute sa langue bien profondément en moi. Je glissai sur le canapé pour mieux me coller à la ventouse qui me

pompait le sexe. Ca dura bien une dizaine de minutes avant que je ne sois emportée par une première jouissance.


Mais ma cousine ne voulait pas en rester là. J'étais à peine remise de mes émotions que je la vis sortir de son sac un engin totalement inconnu pour moi. Il ne le demeura pas longtemps. En fait, il y avait quasiment le même à l'écran. Cette fois, une rouquine s'apprêtait à défoncer une des blondes de la scène précédente. Celle-ci, agenouillée sur un siège, présentait son cul à la rousse qui était harnachée d'un engin comme celui de Fathia. C'était une sorte de grosse bite toute noire. La rousse la fit entrer dans le sexe de la blonde et commença à la limer. Je n'en croyais pas mes yeux et, surtout, j'avais du mal à imaginer que ma cousine allait me faire subir le même sort. Pourtant, c'est ce qui se passa.

Fathia m'invita à me redresser et me conduisit jusqu'à l'un des vieux fauteuils de la cave. Elle le fit pivoter pour mettre le dossier face à la télé et m'invita à m'agenouiller sur le siège. Ainsi, je pouvais continuer à regarder le film qui devenait franchement excitant. J'étais toujours vêtue de mon niqab, tout comme ma cousine. Je pense qu'elle ne voulait pas prendre le risque d'être surprise en petite tenue par nos camarades. Elle prit le bas de ma tunique et la remonta sur mon dos. D'une main ferme, elle m'écarta les genoux. Au passage, elle me toucha le sexe. J'étais à nouveau trempée. Rassurée sur ce point, elle enfila son harnais et positionna la bite en plastique sur son bas-ventre. De temps en temps, je jetai un regard partagé en arrière, pour observer ses préparatifs. Quand je la vis approcher de mon cul avec son gode, je me retournai vers la télé, comme pour me voiler la face.


Fathia passa le gland noir sur ma fente. J'étais un peu inquiète, mais les cris de plaisir de la blonde sur l'écran me rassuraient et, surtout, me donnaient une furieuse envie de vivre la même expérience, qui semblait si agréable. Ma cousine me faisait languir, comme pour parfaire mon excitation ou pour faire monter mon désir. Je n'en pouvais plus, il fallait que je prenne toute la longueur de l'engin dans ma chatte. Je crois que je suis venue m'empaler dessus avant même que Fathia ne pousse pour me le mettre. Je le sentis entrer en moi facilement. Aussitôt, ma maîtresse se mit à aller et venir dans mon vagin. J'aurai voulu qu'elle aille aussi vite que la rousse qui niquait sa femme sur l'écran mais elle prenait son temps. Alors, pour bien lui montrer que je souhaitais qu'elle me prenne en force, j'ai fait coulisser mon trou sur le bâton. Je me baisais moi-même sur le manche. Fathia vit où je voulais en venir et accéléra la cadence de ses mouvements. Le nœud butait au fond de mon ventre. Je suais sous mon voile. Ma cousine s'était penchée sur moi et me tâtait les seins à travers la tunique noire. J'étais comme folle et j'en voulais toujours plus. Mon cul tapait sur le pubis et les cuisses de Fathia. A ses gémissements, je compris qu'elle aussi trouvait son compte à nos ébats. Ca devait lui faire du bien sur le clito. J'ai tenu quelques minutes à ce train là, mais quand les filles ont joui à la télé, je n'ai plus pu me retenir. Je crois que Fathia est partie en même temps que moi car elle s'est affalée sur mon dos.

C'est ce jour là et dans ces conditions que j'ai perdu mon pucelage. Depuis, j'ai vécu d'autres expériences très chaudes avec des filles du quartier. Je vous les raconterai peut-être une autre fois.
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Réunion lingerie

J'habite aux Etats-Unis depuis quelques années maintenant. Mon mari, chercheur en biotechnologies dans un institut privé est très souvent absent et mes grands enfants, étudiants à l'université de Californie sont partis durant toute la semaine. Heureusement, depuis mon arrivée ici, je me suis bien intégrée à la communauté et j'ai déjà quelques très bonnes amies avec qui je passe beaucoup de mon temps dans des activités diverses et variées (cuisine, sport, promenades ou club de lecture…). Aujourd'hui, Sarah est notre hôtesse et nous sommes six, toutes réunies pour assister à une présentation à domicile de lingerie féminine sexy. C'est une technique de vente très à la mode ici et elle est utilisée pour commercialiser de nombreuses choses. J'ai même entendu que des réunions servaient à vendre des " jouets " sexuels et qu'on les désignait sous le vocable de "réunions Fuckerware" en référence à peine déguisée au célèbre fabricant de vaisselle en plastique inventeur du concept.


Mary, la démonstratrice du jour, nous présente ses produits un à un. Elle n'a que du très beau matériel. Des strings soyeux, des soutiens-gorges satinés, des parures somptueuses s'étalent sous nos yeux plus qu'envieux. Mary propose à Linda, l'une de mes amies, d'essayer une guêpière qui lui fait visiblement de l'effet. Son regard admiratif l'a trahit. C'est un magnifique sous-vêtement de dentelle bleu nuit qu'elle s'empresse d'aller enfiler derrière un paravent disposé là pour abriter nos habillages et déshabillages successifs des regards indiscrets. Quand Linda ressort, nous ne pouvons qu'admirer sa plastique irréprochable. Malgré ses quarante printemps, elle arbore une fière poitrine et un petit cul rebondi qui ne doivent rien à la chirurgie esthétique mais tout à ses séances de gym quotidiennes, très en vogue dans ma Californie d'adoption.

Mary s'avance vers Linda et la complimente pour son physique. Elle la pousse délicatement au centre de notre petite assemblée afin de nous permettre de mieux apprécier la qualité du sous-vêtement. Elle passe délicatement un doigt sur le haut des seins de notre amie, juste sous la fine bande de dentelle qui orne la guêpière, pour en souligner la remarquable élasticité. Elle félicite au passage la belle Linda pour la tonicité de sa poitrine, une lueur d'envie dans le regard. Prenant Sarah à témoin, elle lui demande de tester à son tour la finesse du textile. Celle-ci semble avoir une idée derrière la tête car elle choisit, pour ce faire, de se saisir de la dentelle qui passe juste sur le pli de l'aine de Linda. Elle la pince d'abord entre deux doigts, puis, doucement les fait coulisser tout au long de la fine bande de tissu, comme pour mieux en apprécier la qualité.

- Oui, c'est vraiment très doux. C'est très fin. Réellement incroyable, dit-elle en glissant discrètement sa main vers l'échancrure. En réalité, c'est même presque aussi doux que la peau de cette chère Linda.

Celle-ci semble un peu gênée du compliment mais ne dit mot. Sarah passe maintenant son doigt fureteur sur l'arrière du vêtement, flattant au passage le cul bien ferme de son amie.

- Hum, la gym te réussit Linda ! Tes fesses sont vraiment dures comme du bois. Regardez les filles, comme elles tendent bien la guêpière ! Un vrai cul de jeune fille ! Félicitations ma chère !

Linda, de plus en plus mal à l'aise et ne sachant comment appréhender la situation, se trémousse un peu devant le groupe de femmes. Elle reste interloquée par la tournure inattendue que prennent les évènements. Quand Sarah saisit à pleine main sa fesse droite, elle reste sans voix.


- Venez voir ! Touchez vous aussi la qualité du tissu, vous verrez, c'est fabuleux. Approchez, n'ayez pas peur !


C'est Mary, notre représentante, qui, sentant tout le parti qu'elle pourrait tirer de la situation, vient de nous interpeller de la sorte. Dociles, nous nous approchons toutes de Linda qui paraît presque apeurée à l'idée de sentir nos attouchements sur son corps

En effet, ce sont maintenant les dix mains de cinq belles femmes mûres qui expérimentent les atouts de la fabuleuse guêpière. Mais pas seulement. Très vite, les mouvements se font bien plus indiscrets. Sous divers prétexte, les doigts curieux s'égarent sur la peau satinée de Linda. Les silences du mannequin de circonstance sont peu à peu troublés, d'abord par un léger souffle qui se fait plus haletant, puis par de vrais petits gémissements.

Il faut dire que Sarah a pris de l'avance sur le groupe. Sa main droite caresse maintenant ouvertement le cul de la belle Linda. Passée entièrement sous la guêpière, elle tire un peu sur le globe droit et commence même à lui fouiller dans la raie. Elle passe par en dessous et vient tester subrepticement l'humidité de la chatte mature. Elle n'est pas déçue de la visite. Elle constate l'émoi grandissant qui ronge notre amie. Tout juste est-elle un peu étonnée de buter à cet endroit sur un autre doigt. C'est le mien qui, succombant à l'ambiance surchauffée de la pièce, explore la vulve largement offerte de Linda. Je lui ouvre les lèvres pour mieux sentir la chaleur de son ventre, joignant à mon index libidineux un majeur non moins vicieux.

Sarah ne recule pas pour autant. Entraînée par la lubricité de mes attouchements et l'attitude passive de Linda, elle introduit également l'un de ses doigts dans la moule béante de la femme. Celle-ci ne retient maintenant plus son désir et écarte vivement les cuisses, toujours debout, pour faciliter l'intromission de nos phalanges dans son sexe détrempé. Les trois doigts la fouillent alors sans retenue, tandis que mon pouce vient se poser sur le clitoris bandé qui n'en demandait pas tant. La pulpe de mon doigt roule sur le bout gonflé du petit membre turgide. Je fais un crochet avec ma main et sens un second doigt de Sarah rejoindre la folle sarabande. Ce sont cinq doigts vicieux qui s'activent à présent sur et dans la moule dégoulinante de sève de Linda


Plus haut, deux autres " convives " se sont invitées au repas et goûtent les seins tendus à craquer du mannequin improvisé. Leurs bouches ventouses sont collées aux lourds mamelons et en aspirent les tétons, n'hésitant pas à les mordiller à l'occasion. Les deux femmes, tout en suçant les tétines de Linda se masturbent réciproquement la chatte. Elles ont croisé leurs bras et chacune reçoit dans son sexe les hommages appuyés de sa partenaire. Debout, elles sont cambrées au maximum et offrent mutuellement leurs corps épanouis de femmes mûres aux caresses les plus impudiques.

Je sens sur le dos de ma main, toujours affairée dans la chatte baveuse de Linda, la chevelure d'Anny, une autre participante à l'orgie lesbienne. Je jette un rapide regard sous les jambes de Linda et aperçois la bouche vorace de la quadragénaire soudée au cul de cette dernière. La vieille salope est tout bonnement en train de laper la raie de notre victime consentante commune. Elle s'est glissée, non sans mal, entre les mains de Sarah et les miennes et a trouvé sa place, le chemin du petit trou de Linda. Le nez planté dans la raie, elle suce avidement l'œillet plissé, qu'elle pénètre sans forcer du bout de la langue à l'occasion. La vision de cette suceuse de cul ajoute beaucoup à mon excitation. Elle semble douée pour la chose. Il faudra que je lui demande de venir me téter la rondelle un de ces jours. Je crois que j'adorerai sentir sa bouche sur mon trou.

Linda n'est plus que jouissance. Tout son corps exprime le plaisir. Elle ne tient plus debout et doit trouver un appui salutaire sur le sofa de cuir du séjour. Elle nous entraîne toutes à sa suite, sur le meuble, cherchant la meilleure position pour ne pas nous obliger à quitter nos occupations respectives. Elle ne veut pas que nous sortions d'elle. Elle a trop envie de demeurer comblée par nos mains et nos langues. Elle avance péniblement vers le siège, traînant avec elle nos corps enfiévrés, reliée à ses maîtresses par les seins, la chatte ou le cul. Linda finit par se placer à quatre pattes sur le sofa. Ainsi, elle est encore mieux ouverte et peut recevoir nos caresses tout au fond de ses orifices. Nous devons offrir à ce moment là, une vision terriblement excitante. D'ailleurs, nos autres amies sont toutes en train de se fourrer la chatte en nous regardant baiser. On n'entend plus dans le salon que les cris de désir et les gémissements sensuels de lesbiennes en rut.

Les attouchements que nous faisons subir depuis un bon moment maintenant à Linda finissent par l'emporter vers des sommets de jouissance. Son corps n'est plus qu'un immense champ de plaisir. Tour à tour nous jouissons toutes avec elle, entraînées par ses cris indécents de femelle en chaleur. Je m'effondre moi aussi sur le tapis persan. C'est à cet instant là que je découvre Mary, notre démonstratrice-initiatrice, assise tout au fond d'un des fauteuils. Les jambes largement écartées, une main posée sur un gros godemiché de bois planté honteusement dans la vulve, elle tient un appareil photo numérique dans l'autre.
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